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DPEF : qu'est-ce que la Déclaration de Performance Extra-Financière en 2026 ?

Pendant près de cinq ans, la DPEF — Déclaration de Performance Extra-Financière — a été le principal outil de reporting de durabilité des grandes entreprises françaises. Issue de la directive européenne NFRD de 2014, elle a obligé des milliers d'organisations à rendre compte publiquement de leur impact environnemental, social et de gouvernance. Mais depuis 2024, la DPEF s'efface progressivement au profit d'un nouveau cadre : la CSRD, elle-même remaniée en 2026 par la directive Omnibus.

Pour les futurs professionnels de la RSE et du QHSE, comprendre la DPEF reste indispensable : c'est la matrice de tout le reporting extra-financier européen actuel, et elle continue de structurer les pratiques de nombreuses entreprises. Nous vous proposons de revenir sur sa définition, son contenu, les entreprises encore concernées, et surtout sur la manière dont elle s'articule désormais avec la CSRD dans un paysage réglementaire en pleine recomposition.

DPEF : définition et origine

La Déclaration de Performance Extra-Financière est un document que certaines entreprises françaises doivent intégrer à leur rapport de gestion annuel pour rendre compte de leurs impacts non financiers — environnementaux, sociaux et sociétaux. Elle est née de la transposition en droit français, en 2017, de la directive européenne NFRD (Non-Financial Reporting Directive) de 2014.

Avant la DPEF, les entreprises françaises produisaient un « rapport RSE » dans le cadre de la loi Grenelle II de 2010. La NFRD, puis la DPEF, ont marqué une étape décisive : pour la première fois, le reporting extra-financier devenait une obligation légale harmonisée à l'échelle européenne, avec un cadre commun et des informations comparables d'un pays à l'autre.

Concrètement, la DPEF répond à une logique simple : si une entreprise communique sur ses résultats financiers, elle doit aussi communiquer sur ses impacts environnementaux, sociaux et sociétaux. Cette transparence extra-financière est devenue, en quelques années, un pilier de la politique RSE des grandes organisations et un point de passage obligé dans le dialogue avec les investisseurs, les régulateurs et les parties prenantes.

Quelles entreprises sont (étaient) soumises à la DPEF ?

Sous le régime de la NFRD, la DPEF concernait en France environ 11 000 entreprises répondant à plusieurs critères cumulatifs.

Étaient soumises à l'obligation :

Pour les groupes, l'obligation portait sur la société mère et donnait lieu à une déclaration consolidée. Les filiales pouvaient être exemptées dès lors qu'elles étaient incluses dans la déclaration consolidée du groupe.

Cette logique de seuils a longtemps fait débat : critiquée pour son périmètre trop restreint, la NFRD ne couvrait qu'une fraction des entreprises européennes. C'est précisément l'une des raisons qui a conduit à son remplacement par la CSRD en 2022.

Que contient une DPEF ?

Le contenu de la DPEF est encadré par le Code de commerce (articles L. 225-102-1 et R. 225-105). L'entreprise doit y exposer une analyse des principaux risques extra-financiers liés à son activité, les politiques mises en place pour y répondre, et les indicateurs de performance associés.

Le texte retient cinq grandes thématiques.

Les enjeux environnementaux

L'entreprise doit décrire sa démarche générale en matière d'environnement, ses actions de prévention des risques environnementaux, l'économie circulaire, l'utilisation durable des ressources, le changement climatique (notamment les émissions de gaz à effet de serre directes et indirectes), la protection de la biodiversité et la lutte contre le gaspillage alimentaire.

C'est sur ce volet que se concentrent généralement les indicateurs les plus lourds à produire : bilan carbone, consommations énergétiques, volumes de déchets générés, prélèvements en eau, etc.

Les enjeux sociaux

L'entreprise doit présenter son organisation du travail, ses politiques en matière de santé et sécurité, de diversité et inclusion, de relations sociales, de formation et de rémunération. Elle aborde également les actions menées en faveur de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, et la lutte contre toutes les formes de discrimination.

Les enjeux sociétaux

Ce volet couvre les engagements de l'entreprise envers ses parties prenantes externes : fournisseurs et sous-traitants (notamment au regard de leur responsabilité sociale et environnementale), clients et consommateurs, communautés locales et impact territorial. Les politiques d'achats responsables y trouvent une place centrale.

Les droits humains et la lutte contre la corruption

L'entreprise doit décrire les politiques de prévention mises en œuvre pour respecter les droits humains tout au long de sa chaîne de valeur, ainsi que ses dispositifs de lutte contre la corruption et l'évasion fiscale. Cette dimension recoupe partiellement les obligations issues de la loi Sapin II et de la loi sur le devoir de vigilance.

L'analyse des risques et le modèle d'affaires

Au-delà du contenu thématique, la DPEF doit présenter le modèle d'affaires de l'entreprise et une analyse des principaux risques extra-financiers. Cette analyse doit être proportionnée à la taille de l'entreprise et à la nature de ses activités : un groupe industriel n'aura pas les mêmes risques matériels qu'une entreprise de services.

Enfin, la DPEF doit faire l'objet d'une vérification par un Organisme Tiers Indépendant (OTI), dont la mission consiste à attester de la présence des informations requises et de la sincérité de leur contenu. C'est l'un des points qui a profondément distingué la DPEF des rapports RSE volontaires qui l'ont précédée.

Pourquoi la DPEF a-t-elle été remplacée par la CSRD ?

Au fil des années, la DPEF a montré ses limites. Trop d'entreprises hors de son périmètre, des indicateurs hétérogènes d'une organisation à l'autre, peu de comparabilité entre secteurs, un niveau d'audit jugé insuffisant : autant de critiques qui ont nourri la réflexion européenne sur un nouveau cadre.

C'est dans ce contexte qu'a été adoptée en décembre 2022 la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), directive européenne 2022/2464. Son ambition : transformer le reporting extra-financier en un véritable « rapport de durabilité », aussi rigoureux que le reporting financier.

La CSRD apporte plusieurs ruptures majeures par rapport à la DPEF :

La CSRD s'est appliquée en plusieurs vagues successives : d'abord les très grandes entreprises déjà soumises à la NFRD (premier rapport en 2025 sur les données 2024), puis les autres grandes entreprises, et enfin les PME cotées. Pour les organisations entrant dans le périmètre, la CSRD remplace de fait la DPEF.

Le bouleversement Omnibus de 2026 : que reste-t-il de la CSRD ?

L'histoire ne s'arrête pas là. Face aux retours critiques sur la complexité et la charge administrative de la CSRD — particulièrement dans un contexte de pression sur la compétitivité européenne — la Commission européenne a lancé en 2025 un paquet de simplification baptisé Omnibus. Après un an de négociations, la directive Omnibus I a été adoptée par le Parlement européen le 16 décembre 2025, approuvée par le Conseil le 24 février 2026, et publiée au Journal officiel de l'UE.

Les changements sont considérables. Les seuils d'application de la CSRD passent de 250 à 1 000 salariés, combinés à un chiffre d'affaires net supérieur à 450 millions d'euros. Résultat : selon les estimations de la Commission, environ 80 % des entreprises initialement concernées sortent du périmètre obligatoire. Le nombre de points de données obligatoires des ESRS est par ailleurs réduit d'environ 1 100 à environ 320, et plusieurs vagues d'application sont reportées de deux ans (mécanisme dit du « stop-the-clock »).

Pour les entreprises qui sortent du périmètre — y compris la plupart des PME qui produisaient jusque-là une DPEF par anticipation ou sous la pression de leurs donneurs d'ordre — un nouveau standard volontaire prend le relais : la norme VSME (Voluntary Standard for SMEs), recommandée par la Commission européenne et qui devrait s'imposer comme le référentiel allégé de marché.

Pour les futurs responsables RSE, ce paysage en mouvement appelle plusieurs constats :

Autrement dit, la simplification réglementaire ne signifie pas la fin du reporting extra-financier : elle en redessine les contours et redistribue les rôles entre obligation et volontariat.

DPEF, CSRD, VSME : quelles compétences attendre des professionnels ?

Que vous viviez encore la DPEF dans une entreprise non concernée par la CSRD, que vous prépariez un premier rapport de durabilité au format ESRS, ou que vous accompagniez une PME sur la norme volontaire VSME, les compétences mobilisées restent largement communes. C'est précisément l'une des forces des métiers de la RSE et du QHSE que de s'inscrire dans ce continuum.

Les professionnels qui pilotent ces démarches doivent maîtriser :

À cela s'ajoute une compétence devenue essentielle : la veille réglementaire. Le rythme de transformation du cadre européen — NFRD, CSRD, Omnibus, VSME, sans oublier la taxonomie verte et la directive sur le devoir de vigilance CS3D — impose aux professionnels une mise à jour permanente de leurs connaissances. Cette exigence est l'une des raisons pour lesquelles nous avons construit nos parcours autour d'enseignements actualisés en continu, en lien étroit avec les évolutions du terrain.

Se former à la DPEF et au reporting de durabilité chez Ecopia

Chez Ecopia, nous formons les futurs leaders de la transition à piloter ces démarches dans toutes leurs dimensions, de la collecte des données jusqu'à la communication finale du rapport.

Notre Bachelor 3 RSE & QHSE permet d'acquérir les bases opérationnelles : compréhension des grands cadres réglementaires, maîtrise des indicateurs environnementaux et sociaux, premières expériences de contribution à un reporting RSE en entreprise grâce à l'alternance.

Au niveau Mastère, nous allons plus loin. Le Cycle Mastère Manager de la RSE et du Développement Durable outille les étudiants pour piloter une démarche de reporting de bout en bout : analyse de double matérialité, construction de la stratégie de durabilité, dialogue avec les parties prenantes, animation d'un comité RSE, supervision de la vérification par les OTI. Le Cycle Mastère Responsable QSE complète cette approche par une expertise sur les volets qualité, hygiène, sécurité et environnement, qui alimentent une part importante des indicateurs DPEF et CSRD.

Pour les profils en reconversion ou disposant déjà d'un bac+4, le Mastère 2 Manager de la RSE et du DD offre un parcours en un an, en alternance, particulièrement adapté à ceux qui souhaitent prendre rapidement la responsabilité d'un reporting extra-financier au sein d'une entreprise.

Dans tous nos cursus, nous attachons une importance particulière à confronter les étudiants à des cas réels, issus des entreprises partenaires d'alternance. Travailler sur un véritable rapport de durabilité, manipuler des indicateurs sectoriels, échanger avec des commissaires aux comptes : c'est ce qui prépare le mieux à des fonctions de chargé de mission RSE, responsable RSE, analyste extra-financier ou consultant en durabilité, métiers où la demande continue de croître malgré — et parfois grâce à — la simplification réglementaire en cours.

La DPEF n'a pas dit son dernier mot. Bien qu'elle soit progressivement remplacée par la CSRD pour les plus grandes entreprises, et que la directive Omnibus de 2026 ait considérablement allégé le périmètre du reporting obligatoire, la logique qu'elle a installée — rendre compte de manière transparente, structurée et vérifiée des impacts extra-financiers d'une entreprise — est désormais ancrée dans les pratiques européennes.

Pour les organisations, l'enjeu n'est plus seulement de cocher des cases réglementaires, mais de transformer ces obligations en véritable outil de pilotage stratégique. Pour les professionnels, c'est l'occasion d'incarner un métier en pleine maturation, à la croisée de la finance, de la stratégie, de la communication et de l'opérationnel.

Chez Ecopia, nous sommes convaincus que les futurs responsables RSE seront ceux qui sauront naviguer dans cette complexité avec rigueur et clarté, en transformant chaque exigence réglementaire en levier d'amélioration continue. C'est cette ambition que nous portons à travers nos formations, pour préparer une nouvelle génération capable de piloter le reporting extra-financier de demain.